Il y a certainement des moyens plus agréables de passer le cap de la nouvelle année. Élian Beersaerts se souviendra sans doute longtemps de son passage à 2012, un réveillon qu’il a passé à la clinique Saint-Pierre à Ottignies.

« Cela fait une semaine que j’avais mal au bras. Mercredi dernier, je me suis rendu chez mon médecin traitant qui m’a fait passer une échographie du bras le lendemain mais on n’a rien vu d’exceptionnel. »

Dans la nuit de vendredi à samedi, la situation se complique. « Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. J’avais trop mal et je me suis rendu aux urgences samedi matin. C’est là qu’on a décelé une thrombophlébite avec risque d’embolie pulmonaire. »

Dans de telles conditions, pas question de champagne mais bien d’un séjour à la clinique à durée indéterminée. « Je pourrais sortir ce mercredi comme samedi. Tout dépend du résultat des examens. Pour l’instant, tout est encore très flou avec pas mal de questions qui restent en suspens. »

C’est qu’Élian est en bonne santé. À 35 ans, le sport fait partie de son quotidien et les médecins ont du mal à déterminer la cause de ses ennuis de santé. Ce qui est sûr, c’est qu’un traitement de six mois par voie orale a été mis en place « afin de liquéfier le sang et de détruire les caillots. En attendant, je ne peux plus faire de sport car il y a un risque de contact et d’hémorragie. »

Hormis une fracture du péroné et une entorse du genou qui l’ont tenu écarté des terrains pendant quelques semaines il y a une dizaine de saisons, Élian Beersaerts a toujours été épargné par les pépins physiques. « Cette saison, je n’ai joué que la moitié des matchs du premier tour à cause d’une fracture à une côte puis d’une déchirure au niveau de la cuisse mais j’étais à nouveau bon pour le service. »

Malheureusement pour son équipe, il ne foulera plus la pelouse des Boscailles, même si le vice-président Fabian Leclerc lui a déjà promis de monter au jeu les cinq dernières minutes du dernier match de championnat face à Sprimont. Pour fêter une montée en D3 dont il rêvait secrètement…

Source - Vers l'Avenir - Sébastien Braun